Cycle

Tendance: le fixie

le 18 août 2014 - Tendance, Actualité - Cycle

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Phénomène de mode ou véritable révolution ? Qu’importe, le fixie est là et il ne manque pas de se faire remarquer. Découverte, ou comment être une bonne fois pour toutes fixés sur le fixie…

Couramment utilisé par les pistards et les coureurs cyclistes lors de leurs entraînements, ce n’est que dans les années 80-90 que le « fixie » (contraction de « fixed gear bicycle ») prend réellement son envol, prisé par bon nombre de coursiers New-Yorkais. Le reste n’est plus qu’histoire ancienne, à l’heure où par exemple, les habitants de San Francisco en ont presque fait leur moyen de locomotion favori.

Mais alors pourquoi le « fixie », devenu accessoire indispensable de l’urbain branché, est-il tellement en vogue ? De la bouche de ses adeptes, le fait qu’il soit peu coûteux à l’entretien, léger, rapide… et entièrement customisable ! De la fourche en passant par le guidon, la selle, ou même les bouchons de valve, le fixie est personnalisable à l’infini. Bleu électrique ou d’un noir très sobre, aujourd’hui le fixie n’est plus seulement l’apanage des « bike messengers ».

Vélo de route épuré, le fixie c’est aussi et surtout le strict minimum en termes d’équipement. La principale particularité de ce deux roues, qui lui vaut d’ailleurs son nom ? L’absence de dérailleur. Alors pignon fixe oblige, pas de roue libre. Résultat : montées ou descentes, si l’on ne pédale pas, la roue arrière se bloque. Mieux vaut avoir les cuisses musclées… et respecter quelques pratiques de base comme d’anticiper les comportements des autres usagers et de savoir gérer sa vitesse en fonction de la configuration de la route (virage en épingle, panneau stop…). Vigilance et maîtrise de sa monture sont donc de rigueur !

Si beaucoup optent pour seulement un frein à l’avant, certains puristes du fixie considèrent que ce dernier est lui aussi en option. Attention cependant, conformément à la réglementation française, pour pouvoir circuler légalement à vélo, celui-ci doit être équipé de deux freins (un avant et un arrière).

C’est donc à la force des mollets et en utilisant ses pédales que l’on freine, le pignon fixe faisant au final office de frein arrière. Seule solution, le freinage en mode système D, à savoir un dérapage en bloquant les pédales (le « skid »). L’astuce ? Des cale-pieds équipés de sangles pour un contrôle optimal, notamment en cas d’arrêt d’urgence.

Loin de constituer un handicap, le pignon fixe permet à son propriétaire de pédaler en arrière (« rétropédalage ») et de réaliser ainsi un certain nombre de « tricks » à l’image des rideurs BMX. Musclée et spectaculaire, la pratique du fixie force ses utilisateurs à redoubler d’adresse pour parvenir, par exemple, à faire du « surplace » en marquant l’arrêt à un feu ou à un stop sans poser une seule fois le pied à terre.

Alors, vous rejoignez le mouvement ? ;)

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