Football

« Ce club rend plutôt fou ! »

le 23 mai 2013 - Ambassadeurs, Performance - Football

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Supporter du PSG et créateur du blog Le Comptoir Parisien, Raphaël Didio partage, avec nous, sa passion pour ce club, et son analyse de la prochaine finale de la Ligue des Champions.

Que représente le football pour toi ?
Une très grande partie de ma vie ! Ce sport me passionne depuis mon plus jeune âge, grâce à mon grand frère notamment, qui m’a initié. Supporter du Paris Saint-Germain, j’ai probablement vécu mes plus grandes émotions avec ce club qui rend plutôt fou !

Ton plus beau souvenir footbalistique ?
Pas un, mais plusieurs que je mets sur un pied d’égalité, tant ils ont été important à mes yeux : la finale de la Coupe des Coupes en 1996 PSG-Rapid de Vienne, France 98, France-Italie à l’Euro 2000, le sauvetage in-extremis du PSG en 2008 à Sochaux avec ce doublé d’Amara Diané et bien sûr le dernier match à Lyon qui sacre le PSG. Trop jeune pour me souvenir du titre de 1994, c’était à mes yeux ma première victoire en championnat de France !

Tout juste sacré Champion de France, le PSG a-t-il fait une bonne saison selon toi ?
Bien sûr ! Le titre de champion de France est enfin acquis, après l’avoir loupé l’an passé face à une excellente et surprenante équipe de Montpellier. Et puis il y a ce parcours en Ligue des Champions, manqué d’un cheveu face au FC Barcelone, l’une des meilleures équipes au monde actuellement, probablement la meilleure sur les cinq dernières saisons. Le seul point négatif, c’est que le PSG n’ait pas pu accrocher au moins l’une des deux coupes. Le match à Evian en Coupe de France, joués en dilettante par les joueurs, était vraiment regrettable. C’est le seul point noir de cette saison, à mon sens. Mais dans l’ensemble, malgré un fond de jeu pas toujours fameux et quelques rencontres agaçantes, Paris a fait ce qu’on attend de lui. L’équipe devra confirmer dès la saison prochaine, avec un beau duel en perspective contre Monaco.

Avec les grandes ambitions du PSG et de Monaco, es-tu confiant pour l’avenir du foot français ?
Si les rumeurs envoyant des joueurs comme Falcao, Tévez, Victor Valdès à Monaco se confirment rapidement, on devrait obtenir un championnat attractif en peu de temps. Il y aura certainement un mano a mano entre Paris et Monaco les prochaines saisons, mais cela ne peut que faire du bien à la Ligue 1 qui manque de reconnaissance. Ces stars vont, je l’espère, donner envie aux jeunes et talentueux joueurs étrangers de venir évoluer en France, et pour les Français, de rester ! Surtout, il est très important pour la France d’avoir des clubs effectuant de bons parcours en Coupe d’Europe afin de récupérer, dans un premier temps, cette cinquième place au classement UEFA.

Dans 2 jours se déroule la finale de la LDC qui verra s’opposer deux clubs allemands. Un favori ?
Le Bayern Munich, logiquement, même si pour moi, ce sera du 55-45. Les deux équipes se connaissent très bien mais le Bayern dispose d’un groupe légèrement supérieur et surtout plus expérimenté, désormais habitué aux finales. Quand on voit leur championnat remporté sans trembler, les deux rencontres face au Barça, à la limite de l’humiliation, on ne peut que s’incliner face à leur puissance. Après les finales manquées en 2010 et celles de l’an dernier, le Bayern n’a plus vraiment le droit à l’erreur. Mais attention à cette équipe de Dortmund. Elle est jeune, fraîche, rapide, également expérimenté. C’est un groupe qui se connaît très bien avec un coach charismatique. Sa victoire contre le Real était aussi belle qu’inattendue. Comme outsider de luxe, on ne peut rêver mieux pour une finale. Ce sera une très belle rencontre avec, je pense, pas mal de buts.

Comment expliques-tu les bons résultats des clubs de Bundesliga en Coupes d’Europe ?
C’est le championnat le mieux géré au monde. Les finances sont saines pour la grande majorité des clubs. La Coupe du Monde 2006 à la maison leur a fait un bien fou. Leurs stades flambants neufs combinés à une énorme ferveur, même dans les divisions les plus basses, ont permis au football allemand de grandir. Surtout, la Bundesliga dispose d’un calendrier avantageux par rapport aux restes des grands championnats : 18 clubs, une seule coupe nationale, une trêve hivernale d’un mois… Et puis il y a un renouvellement de viviers de jeunes incroyables. On trouve moins de « guerriers » comme on pouvait en voir les années précédentes. Désormais, le football allemand est devenu ambitieux techniquement et tactiquement.


Merci @Raphaël ;)

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