Sport d'hiver

« Ne jamais lâcher »

le 19 décembre 2012 - Ambassadeurs, Performance - Sport d'hiver

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Ancien compétiteur et moniteur de ski, Cédric D. partage, avec nous, ce qui a construit et nourrit sa passion pour ce sport de glisse.

Plutôt ski ou snow ?
Plutôt ski alpin, mais c’est plus une histoire de goût et de culture. Dès qu’il s’agit de faire de longues traversées en randonnée, et en particulier pour remonter des pentes, rien ne vaut une bonne vieille paire de ski de randonnée et une paire de peau de phoque. Ce n’est pas pour rien que les chasseurs alpins sont équipés avec des paires de ski et non pas de snow…

A quelles compétitions as-tu participées ?
J’ai participé à des compétitions de type FFS (Fédération Française de Ski) en slalom spécial et slalom géant à travers la Savoie et la Haute-Savoie. Il n’existe pas de compétitions plus difficiles que d’autres, mais des compétitions plus difficiles pour certains et plus faciles pour d’autres. Tout dépend de la pente et du tracé et aussi des profils de chacun. Paradoxalement, j’ai toujours été plus à l’aise dans les pentes raides, j’ai ce besoin d’être aspiré par la pente pour attaquer le tracé. Si je dois retenir deux spots demandant un vrai niveau de skieur, je dirais ceux des stades de Méribel et de Morzine. Mais, après, ce n’est qu’un avis personnel.

On entend souvent parlez d’ « esprit de la glisse ». Existe-t-il vraiment ?
Au-delà d’un « esprit de la glisse », il y a surtout un état d’esprit de « respect ». Devant la montagne, il faut savoir rester humble. Cet état d’esprit passe aussi par la proximité qu’on peut avoir avec les gens du coin, les anciens… Et les liens qu’on peut nouer avec eux. Ils ne sont pas seulement disponibles pour vous raconter les histoires et légende de leur région, mais aussi pour vous conseiller au mieux, vous indiquer quels sont les dangers et  les meilleurs spots à skier.

A quoi reconnait-on un bon skieur ? Qu’est-ce qui fait la différence ?
Un bon skieur c’est celui qui a le courage de renoncer. C’est celui qui reconnaît le terrain avant de skier une pente et consulte la météo des jours précédents pour connaître la nature de la neige. Mais, de toute façon, on ne peut pas se déclarer soi-même « bon skieur », ce sont les autres qui vous attribuent ce titre ou non.

Avais-tu, plus jeune, un modèle ?
Je dirais Bode Miller. Considéré comme un extraterrestre par beaucoup. Certains diront qu’il n’a aucun style, que ses bras partent dans tous les sens, que son buste est parfois complètement en arrière… Mais il a déjà terminé des courses sur un ski ! Je l’ai même vu se prendre une cuite en discothèque à Val-D’isère, la veille d’une compétition qu’il a remportée (ndlr. à ne jamais reproduire, hein !) Et pourtant il reste une figure du ski et aussi l’un des plus polyvalents.

Comment te préparais-tu ?
Je ne me préparais pas, j’avais acquis plutôt un mode de vie. Quand je m’entraînais aux Etats-Unis c’était réveil à 5h du matin, entraînement de ski toute la matinée, puis footing, VTT, escalade, musculation et étirements jusqu’au soir. Quand je revenais à Paris, footing dans des escaliers pendant 30 minutes chaque jour et musculation. Le secret, c’est de ne jamais lâcher, sinon la reprise est d’autant plus difficile.

Quels conseils donner à des skieurs amateurs ?
Ne pas avoir honte de dire “je ne sais pas”. Se renseigner auprès des offices de tourisme, des maisons des guides, et ne pas hésiter à prendre des cours ou entraînements. Il en existe pour tous les niveaux, même les plus faibles.

Que retires-tu de tes années de glisse ?
Les voyages surtout ; la possibilité de découvrir différents cultures et pays. Il n’y a pas que le ski qui compte : les lieux et les personnes qu’on rencontre également !

 

Merci @Cédric ;-)

 

Vous trouverez quelques conseils pour vous préparer à cette saison de glisse, en cliquant ICI 

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